21.08.2009

Le voyage d'hiver, Amélie Nothomb

J'achève le dernier Nothomb. J'ai passé une heure à le lire, c'était rapide, facile, du Nothomb, facile à lire, mais, comme tous, à force, décevant.

 

Pourtant on y croit toujours quand on commence. Amélie Nothomb écrit avec énergie, ses personnages sont originaux, on y va, et puis les ficelles apparaissent. Une romancière débile, son amie pleine de charme aux yeux d'un héros au nom étrange, amoureux comme on ne l'est pas, trop intellectuellement, des péripéties invraisemblables, des étrangetés trop construites pour être honnêtes.

 

Mais la critique est facile. Je suis gorgée de livres en ce moment, jusqu'à l'écoeurement. A force de lire, je vais me dégoûter de lire. Et Nothomb, je garde pour elle une sympathie : au moins, elle a la simplicité d'écrire une histoire, et d'avoir, même s'il est facile, un style propre. J'ai lu aussi le dernier Delerm, beaucoup plus agaçant dans sa mièvrerie boboisante. (D'ailleurs n'écrit-il pas dedans que c'est un peu facile de tout qualifier de bobo - c'est sûrement une affreuse facilité, mais le moyen de faire autrement, surtout quand on lit Philippe Delerm ?).

Revenons à Amélie Nothomb. Qu'en dire ? Facile, léger, agaçant, mais sympathique quand même.

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