05.10.2009

Episode 7 : Amélie est contente

Amélie est contente, comme ça tout d'un coup.

J'explique : elle regarde au tour d'elle et tout est beau, sauf la route par où elle est arrivée, sèche, et puis elle longeait une sorte de terrain vague enclos d'un grillage peu esthétique. De loin, Amélie voit bien les palmes de bananiers d'une plantation de bananiers (elle sait qu'on trouve des bananiers à Ténérife car Julie, déjà venue, l'en a informée), mais ces palmes dépassent d'un mur gris affreux.

Mais qu'importe : face à elle, il y a l'entrée de l'hôtel, une sorte d'arche qui imite apparemment ce que pourrait être une arche taillée dans une roche ocre. De part et d'autre de cette grande porte, des bacs à plantes s'étendent le long du mur extérieur de l'hôtel, et c'est une floraison de bougainvillers, lauriers roses, fleurs de paradis et autres plantes que quelqu'un, dans une île lointaine, a certainement nommé, avec des mots poétiques et sonores qui parlent de soleil, de musique et d'exotisme. Tandis qu'Amélie regarde autour d'elle et fait quelques pas, un homme en uniforme s'avance vers elle, en souriant, et prend nonchalament sa valise. Amélie le regarde, pétrifiée, le suit, essaie de rassembler ses souvenirs d'espagnol pour lui demander pourquoi il prend sa valise, remarque deux autres hommes en uniforme semblables dans le hall, trouve le sien plus beau que les deux autres, trouve curieux ces hommes en uniforme, ça lui rappelle un truc, et c'est en arrivant à l'accueil, lorsque l'homme, charmant, s'éloigne après un petit salut, qu'elle réalise qu'il ne s'agit ni d'un admirateur anonyme, ni d'un voleur stratège, mais d'un chasseur.


Elle est tellement fière d'avoir choisi sans le savoir un hôtel avec chasseur qu'elle ne comprend pas ce que lui demande le réceptionniste.

Bon, elle se concentre un peu sur le réceptionniste, et tandis qu'il pianote sur son clavier, regarde autour d'elle en prenant, autant qu'elle le peut, l'air blasé. Le hall est immense, clair, il y a des plantes partout, il y en a même qui tombent d'un balcon au deuxième étage. Le toussotement du réceptionniste la tire de sa contemplation, la tête renversée en arrière, des plantes qui dégringolent du balcon jusqu'à une énorme vasque un milieu du hall. Elle écrit des trucs, signe, et on lui donne un badge. Voilà.

Amélie suit le chasseur dans des couloirs feutrés, éclairés de lumière qui donnent l'impression d'être dans une grotte (mais une grotte de luxe). Il s'arrête devant une chambre, ouvre la porte, la fait rentrer. Elle ne voit que la grande fenêtre, le balcon ocre, quelques plantes sur le côté du balcon et la mer, bleue, plate, au loin. Mais cette vue enchanteresse est troublée par un doute atroce qui l'étreint : pourboire ou pas? Oui ? Non ? Elle fouille dans son sac, sort son porte monnaie pendant que le jeune homme la regarde - moqueur ? Ou pas ? Se moque-t-il d'elle ? Se rend-il compte de son hésitation ? 5 euros ? 10 euros ? Est-ce que 5 ça fait radin ? Ou 10 ? Les pensées se bousculent dans sa tête, elle donne 10 euros, en songeant vaguement qu'elle ne veut pas avoir l'air radin, et le jeune homme s'en va. Immédiatement après, elle regrette d'avoir donné autant.

01.10.2009

Episode 6 : arrivée à Ténérife

Suite de l'épisode précédent

 

 

Les voilà donc dans l'avion. Il ne se passe rien, sauf qu'Amélie se sent de plus en plus contente, un peu comme si en s'éloignant elle se rendait vers un autre monde, comme si elle s'éloignait d'elle même et de ce qui lui casse les pieds. Elle se sent exaltée, elle se fait un film dans sa tête, elle se dit "je vole vers une vie nouvelle" et elle se sent con de penser ça.
A ses côtés, Julie a l'air d'une habituée des voyages aériens, assise avec flegme, elle feuillette un magazine avec détachement, puis un autre.
Amélie, bien incapable d'un tel détachement, essaie de dormir. Impossible : à tort ou à raison, elle pense à la mer, plage, qu'elle voit immense et blanche, à perte de vue.
Julie lit, imperturbable, à côté d'elle, et sans remarquer qu'elle a incliné sa tête et fermé les yeux, lui donne sa revue terminée.
- Oh, pardon ! s'écrit-elle en voyant qu'Amélie paraissait assoupie.
- C'est pas grave, fait Amélie en arrêtant brusquement d'essayer de dormir ou de faire semblant de dormir.

Elle se lance dans la lecture de la revue, énervée, comptant les minutes. Elle s'oblige à lire chaque mot. Elle finit par se plonger dans le magazine, ça lui change les idées.


Malgré toute cette attente, elles arrivent. Se mettre en file dans l'avion (Julie est dans les premières, Amélie intimidée par son assurance la suit) ; attendre dans le couloir entre les sièges ; sortir, en file indienne ; se répandre dans les couloirs de l'aéroport et suivre les flèches comme des zombies, ou des moutons, couloirs gris, passerelles ouvrant sur les pistes, fléches et indications variées ; attendre ses valises dans un hall immense, sans fenêtre, avec des cetnaines de voyageurs plantés autour des tapis roulants ; ça n'arrive pas. Si, ça arrive. Mais toujours les valises des autres vols. Bon, ça arrive, les valises tournent mais pas les leurs. Ah, enfin, celle d'Amélie. Puis, celle de Julie.

Voilà.
Elles peuvent sortir et maintenant la question : rester ou pas en contact ?

Elles se dirigent vers la sortie et les taxis. Dehors, il y a des bougaivillers, des voitures et un soleil éclantant. Julie souhaite prendre le bus, elle a tout préparé le trajet sur Google. Amélie veut prendre un taxi, elle insiste pour emmener Julie, qui accepte, bien que le taxi ne semble pas emballé. Les hôtels, selon les guides, ne sont pas très loin, et Amélie se demande pourquoi le taxi s'engage dans des voix d'accès successives, bordées d'arbres plus ou moins déplumés et de palmiers, puis des rues sans charme, faites de magasins aux devantures métalliques et d'entrepôts aux portes fermées, tourne, prend l'autoroute, ressort un peu plus loin et finit par déposer Julie à la porte d'un cube de béton percé de milles fenêtres. Elles se disent au revoir, elles ont convenu d'un rendez-vous le soir même au même endroit ; pour Amélie, c'est un peu plus loin, le taxi la dépose devant l'entrée de l'hôtel, sous une sorte de portique ocre, évocant un décor hollywoodien improbable.

 

 

Episode 1

Episode 2

Episode 3

Episode 4

Episode 5.

24.09.2009

Episode 5 : Où l'avion décolle

(Episode précédent).

Dans la file d'attente, se laisser porter, suivre les couloirs, comme des labyrinthe, de plus en plus excitée et émue au fur et à mesure qu'elle avançait. Combien de fois était-elle ainsi partie en vacances ? Fort peu, en fait. Une seule autre fois, avec ses parents, elle était allée en Espagne aussi, aux Baléares ; mais elle était encore adolescente ; là, vraiment indépendante, avec son propre argent, elle se payait de vraies vacances.

Julie lui racontait ses propres vacances ; trois mois avant, elle était allée en Turquie, car elle avait une amie là bas, et une excellente occasion de billet d'avion, et de logement. C'était pas mal, mais la nourriture lui avait paru bizarre, impossible de s'adapter aux moeurs locales. « Au moins à l'hôtel, tu t'attends à des trucs basiques », précisa-t-elle. « Là bas, c'était dans la famille de ma copine, c'était gras, j'ai pas aimé, même s'il y vait des trucs bons ».

Cette remarque troubla Amélie, qui avait une vision idéalisée des voyages authentiques avec logement chez l'habitant, et beaucoup plus méprisante des voyages organisés, même si elle était justement en train de voyager de cette façon. Le logement chez l'habitant, quand on avait une amie, ou de la famille, c'était des « vraies vacances » selon elle, le reste n'était qu'un pis-aller compensé par le confort ; bien qu'au fond d'elle elle appréciât le confort, elle n'aurait pas aimé en convenir : les vacances chez des amis lui paraissaient plus nobles, plus aventurières.

Au bout de tous ces couloirs, il y eut l'avion, les hotesses qui leur indiquèrent leurs sièges, en souriant des lèvres, mais sans les regarder, travailleuses à la chaîne de l'accueil, et elles s'installèrent. Amélie ne put retenir un soupir de satisfaction :
–    Ah, s'écria-t-elle, j'ai l'impression d'être déjà en vacances !
–    On dirait que tu ne pars jamais, remarqua Julie, amusée.
–    Je ne suis pas partie depuis très – trop longtemps, répondit Amélie, presque du tac au tac, et l'adéquation de sa réponse avec le contexte lui coupa le souffle : elle n'avait pas bredouillé, pas hésité... La métamorphose était en route.
Et finalement, conformément aux promesses de 'lagence de voyage, l'avion décolla, et avec lui, les deux jeunes filles.

Episode 1

Episode 2

Episode 3

Episode 4

21.09.2009

Episode 4 : Où Amélie se pose pleins de questions dans la salle d'attente de l'aéroport

(Suite de l'épisode 3)

 

On comprend donc qu'Amélie se sentait à la fois bousculée, ce qui la dérangeait, et charmée par cette nouvelle amie, tombée dans sa vie par hasard. Après avoir soigneusement examiné le magasin de duty-free, activité qu'Amélie jugeait futile mais qui se révéla très amusante, et bu un verre, autre activité futile (tout le monde sait que les consommations sont très chères dans un aéroport, quel est donc l'intérêt de boire un coca qui coûte le double de ce qu'il vaut ailleurs ?), elles se retrouvèrent toutes les deux dans la salle d'attente, Julie très gaie et Amélie fort contente ausis, mais inquiète de la suite des évènements. Tandis que Julie parlait, par intermittence, commentant ses achats, Amélie regardait par les larges baies vitrées les avions et les voitures, et puis les pistes, au loin, tout en suivant le fil de ses pensées - inquiètes, les pensées, pleines de soucis et d'inquiétude, mais avec un petit rayon de soleil, au fond.

Certes, Amélie s'amusait bien, mais elle se rendait compte qu'elle avait du mal à dire non à Julie, en partie parce qu'elle se jugeait elle-même coincée, et n'osait pas le montrer à la jeune fille ; dans sa boîte, toutes les filles marrantes et délurées savaient bien qu'elle, Amélie, n'était pas très marrante, et plutôt timide ; elle l'évitait donc délibérément. Mais voilà que cette Julie l'embarquait à sa suite, sans arrière pensées, sans juger par avance Amélie coincée : la brièveté de leurs échanges dans la file d'attente n'avait évidemment pas permis à Julie de se faire une idée du véritable caractère d'Amélie : celle-ci y voyait, alors même qu'elle discutait à bâtons rompus avec Julie en surveillant l'écran sensé les informer du début de l'embarquement, l'occasion d'expérimenter des attitudes et comportements différents de ceux qui lui étaient habituels. Si elle ne révélait pas à Julie sa timidité et ses inhibitions, celle-ci ne s'en apercevrait peut-être pas, ou la jugerait peut-être réservée, mais sans plus. Elle s'était toujours dit que si, autour d'elle, les circonstances avaient été différentes, elle-même aurait été différente : avec des parents moins stricts, des amies plus loufoques, elle aurait pris d'autres habitudes. Peut-être, en se réglant sur Julie, en l'imitant, en allant ou elle allait, en parlant à qui elle parlait, peut-être se transformerait-elle en une Amélie plus fun, plus détendue, plus amusante ?

Mais il lui faudrait aussi faire attention : il faudrait s'arrêter à temps. Ne pas se laisser prendre par l'ivresse de la métamorphose, s'arrêter. Par exemple, avait-elle eu raison de s'acheter le parfum qu'elle avait acheté ? N'était-il pas trop cher ? Trop capiteux , trop femme ? Trop... - ou pas assez, peut-être : pas assez raisonnable, pas assez discret, pas assez jeune... ? Comment savoir ?

Et pourtant, une joie l'envahit, juste au moment où elle entendit que l'on annonçait l'embarquement : elle eut la sensation troublante de se lever, de se diriger dans une file d'attente vers une période tout à fait nouvelle de sa vie. Peu importait le parfum, elle allait s'amuser.

 

Episodes précédents :

Episode 1

Episode 2

Episode 3

15.09.2009

Episode 3 : Amélie et Julie dans les magasins détaxés

Et voilà comment Amélie se retrouve flanquée de Julie dans l'avion.

Cela ne lui plut pas, tout d'abord. Non. Elle aimait bien à se sentir seule, tranquille, peinard, pas dérangée. Et puis cette fille jolie, drôle, tonique lui déplaisait : ou plus exactement, sans lui déplaire, elle la mettait mal à l'aise : elle aurait bien voulu être comme elle; et pas empêtrée dans sa timidité. Une forme d'orgueil la poussait à se montrer "à la hauteur", donc pas trop godiche, pas trop effrayée, pas trop elle-même.. mais c'était dur.

ça commença dans les magasins détaxés. Amélie n'allait JAMAIS dans les magasins détaxés. Ben oui, car si vous y allez, vous êtes tentée d'acheter. Ne dites pas le contraire. Si vous êtes tentée d'acheter, soit vous achetez (et vous avez ensuite moins d'argent, pas prévue dans vos comptes, et c'est désagréable), soit vous n'achetez pas, et alors vous vous dites : est-ce que je n'aurais pas du acheter ? C'était peut-être pas mal, cette crème... Etc.

Enfin, vous, peut-être pas : mais Amélie, si.

Du coup, elle n'y allait pas. Pour n'être pas tentée. Mais Julie n'avait pas de ces préventions. Oh non ! Julie y allait, elle, dans les magasins détaxés, et plutôt deux fois qu'une.

Du coup, Amélie suivit Julie. Et, au fond d'elle, elle était un petit peu contente : elle n'avait pas à se poser de question j'y vais j'y vais pas, elle y était entrainée.

Elle ne regardait pas les parfums et les crèmes pour elle, mais pour Julie.

Celle-ci était ravie.

- Alors, moi, ce que J'ADORE, c'est Estée Lauder.

- Ah.

- Oui. Déjà le nom, rien que le nom, je trouve ça joli. Et chic. Tu ne trouves pas?

- Je ne sais pas, avoua Amélie désarçonnée.

(Elle se mit in petto à cogiter : Joli ? Chic ?)

Et du coup elle répondit, en se prenant au jeu : "Ah, mais alors moi, dans ce cas là, ce que je préfère, c'est Shisheido.

Julie la regarda gravement : Ah mais Shisheido c'est super, oui c'est vrai.

Amélie se lança dans la conversation. C'était très amusant, il suffisait de se laisser aller, comme si elle allait acheter. En fait, elle jouait à regarder les produits, les marques, les crèmes.

Elle passa un bon moment - et acheta tout de même une crème. A  la grande surprise de Julie, qui acheta des produits nettoyants et des crèmes. Ensuite, elles allèrent boire un verre au café. C'était cher, pas très bon, mais cette légereté envahit Amélie, qui sentit ses préventions tomber. Allez, quoi, un verre de jus d'orange, on n'allait pas en f aire tout un plat... Sois cool, se disait-elle. Et elle se sentait cool. Avec un peu de culpabilité au fond.

Mais vraiment au fond.

 

01.09.2009

Episode 2 : Amélie sympathise avec Julie

Amélie se retourna et rougit. La liane lui avait parlé, et non sans une certaine amabilité. De ce fait, Amélie, très bien élevée par ses parents dans un petit appartement à Bois-Colombes, se sentait encline, en retour, à une certaine amabilité, malgré l'agacement que provoquait en elle la vue de la sylphide. Obligée donc, de par les rigueurs de son éducation, à l'amabilité, elle répondit :
- Oui.
et comme ça lui parraisait un peu sec, elle ajouta, pour faire plus liant :
- Et vous?
Ce qui constituait l'entrée en matière pour une conversation. Alors même qu'elle ne voulait pas parler à cette fille, trop jolie pour être honnête. L'incohérence de son attitude accabla Amélie. Belle réussite !
- Moi ? fit la blonde. Elle haussa les épaules. Je devais partir avec une copine, mais elle s'est cassé la jambe !
Elle regarda Amélie d'un air écoeuré. Se casser la jambe l'avant-veille d'un départ en vacances, expliqua-t-elle. Bref. Trop tard pour annuler pour elle.
- Chuis trop deg, soupira-t-elle. Mais bon. Je vais m'éclater !
Sûrement, pensa Amélie. Elle avait tout à fait l'air de quelqu'un qui s'éclate. Alors qu'elle-même avait sûrement l'air de la pauvre fille bloquée qui, précisément, ne s'éclate pas.
-Comment tu t'appelles ? ajouta la blonde, décidément bavarde.
- Amélie, dit Amélie, qui se jeta à l'eau : Et toi? (Alors qu'elle détestait parler à des inconnus de tout sexe, des gens qu'elle ne pouvait pas cerner ou situer professionnellement)(mais tout d'un coup, dans une sorte d'ivresse, peut-être due au fait qu'elle se rapprochait du comptoir d'enregistrement, elle décida d'envoyer promener follement ses principes). Ce qui lui permit d'apprendre que la liane blonde se prénommait Julie. Ah. Et dans quoi travaillait-elle ? Commerciale en appareil médical. Amélie était toujours surprise des métiers que les gens pouvaient avoir. Elle imagina Julie en blouse blanche, un appareil métallique dans les mains, en train de le présenter à un médecin. Julie lui souriait :
- C'est pas fun, hein? Mais bon, faut bien manger. J'ai fait deux ans d'infirmière avant de faire de la vente, alors...
- Et pourquoi pas infirmière?
- Trop dur ! Le premier stage, t'imagines pas - ça m'a dégouté. Et toi ?
Amélie se vit contrainte d'avouer qu'elle travaillait aux archives et à la documentation d'une grosse boîte, ce qui avait toujours l'air nulle. Archiviste. Même sans lunettes, de toute façon, elle avait une tête d'archiviste. "Ah", fit Julie, que cela ne dut pas trop intéresser.
Voilà. Elles étaient copines, juste au moment d'enregistrer leurs bagages. Comme elle s'avançait vers le comptoir, Julie prit, d'autorité, Amélie par la main. 3 Tu veux pas qu'on demande à être ensemble ? On sera plus peinard, non?" Et Amélie n'eut pas la présence d'esprit, ni même l'idée, de refuser.

28.08.2009

Episode 1 : l'héroïne part en vacances

Pff, je ne sais pas. J'hésite entre la pépette qui se paie des vacances de rêve... la cad sup qui fait pareil... hein? On fait quoi? Et puis là, j'ai une réminiscence d'Un roman de David Lodge qui se passe à Hawai...

 

Alors je fais quoi? Hawai ? Ténérife ? Brum brum ça tourne dans ma tête.

 

A l'aéroport. Dès son arrivée, en coup de vent, descendant du taxi en hâte, stessée et sûre d'être en retard, Amélie ressentit le stress. Ah non zut, se dit -elle, in petto. Ah non. pas de stress namého. je me paie ces vacances pour décompresser.

Mais rien à faire, le stress était là.

Entrée dans le hall de l'aéroport, bondé. Argh. Chercher le guichet d'enregistrement. Ah non, pas de guichet d'enregistrement? c'est moderne on ne le fait plus ou bien c'est automatique. Damned. Elle devrait plus voyager, plutôt que de bosser toute seule, elle serait plus au fait des us et coutumes aériennes. Enfin elle trouve un guichet. Ouf, elle peut enregistrer là. Il n'ya qu'à faire la queue. ben voyons. Tout simple.

Elle s'installe dans la file en se demandant si elle va y arriver à temps. Si ce ne sera pas trop tard. Et puis elle pense au boulot. Et à sa plante verte chez elle. Est-ce qu'elle va survivre ? Elle aime sa plante verte, c ar c'est son jardin à elle, en quelque sorte, la première chose qu'elle regarde dans l'appart en arrivant, toujours trop tard, du boulot.

Amélie a les mains moites et le coeur qui bat, et se le reproche. Elle part en vacances à Ténérife, c'est genre les vacances de rêve, alors hein. pas de stress prévu. pas de mains moites.

Dans la file, elle est juste derrière une fille. Elle la regarde sans la voir, puis soudain elle la voit. Si elle est dans la même file qu'elle, elle sera donc dans le même avion. Amélie se sent découragée tout d'un coup à la vue de la fille. Blonde. Mince. Fine. Elle est en jean et en tong, extra cool. Alors qu'elle, Amélie, a réfléchi des heures à un truc qui look vacances et choisi un short en jean, un t-shirt simple et des sandales à plate forme compensées. Elle se trouvait chic mais devant la liane blonde et cool qui la précède, elle réalise qu'elle n'est qu'un thon immonde. Un thon immonde qui part en vacances seule. Lamentable. Et en plus au boulot si ça tombe, ce salaud de Chris va lui piquer son boulot, sa place, son rôle, elle le sent. Elle, c'est une femme. Dans le sevice, depuis que Chris est arrivé (et en plus il est beau, l'ordure), elle est devenue la petite nana sympa. Sympa mais limite con.

- Vous êtes seule ? demande tout d'un coup la liane blonde, interrompant les pensées strezssées d'amélie qui sursaute, rougit, pâlit, verdit, se trouble.

 

 

To be continued.

Episode 0

Tiens j'ai une idée.

Je viens juste de lire ça.

ça me donne une diée, mais avant, faut que je m'exprime sur un sujet.

J'adore les histoires d'amour à la con, sauf quand je les lis. Ben oui, quand je les lis, je trouve ça cucul. C'est écrit cucul. Mais j'adore en écrire et y rêver, ça me fait hurler de rire et puis je ne sais pas ça me repose, pas toujours mais parfois ça me fait un effet. Ou alors dans certains vieux films... Mais souvent c'est trop stéréotypé.

 

Bizarre, non?

 

Bon, alors l'idée, mais c'est un test, hein, je ne suis pas sûre de tenir,c 'est d'écrire un truc comme ça.

Si j'arrive à délirer comme je le fais dans ma tête... Mais pas sûr que je tienne.